dimanche 10 juillet 2016

Les 10 trucs que j’ai appris en participant à un EVJF

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Préambule

Le week-end dernier, donc, j’ai participé à un EVJF du côté d’Aix-en-Provence, pour ma copine de boulot que j’aime beaucoup et qui a le mérite aussi de ne pas avoir encore déménagé en province/en banlieue. Rendons à César toussa toussa. Du coup, même si je ne vais pas au mariage, je me suis fait violence et je suis allée à l’EVJF, le fameux donc.
Petite parenthèse sur le concept d’EVJF et moi. Déjà, le mariage et moi, on ne peut pas dire que ce soit ni le grand amour, ni une réussite, mais l’EVJF… comment dire ? Jusque-là, je les avais globalement tous évités ou presque, avec des vraies excuses bien que parfois pratiques du type : grève des trains, vacances à l’étranger à ce moment-là, bref, j’ai souvent eu, à quelques exceptions près (un week-end à base de 40km de canoé par jour et une journée dans Paris organisée par une femme enceinte), de bonnes excuses pour ne pas me rendre à ces EVJF. Déjà, je trouve le concept foncièrement rétrograde, le côté tu te maries, donc tu n’auras plus d’existence en tant que Toi, donc on fait une dernière soirée d’adieu à Toi justement. Bon. Je suis pas fan, donc. Et je tacle relativement facilement l’excuse du « c’est surtout pour passer un weekend entre nanas » du fait que, souvent, tu les connais modérément les nanas et tu aimerais autant claquer tes 400€ ailleurs.

Ce qui m’amène au point 1 des dix choses que j'ai apprises ce week-end.

1. Je suis capable de partir presque 48 heures avec 8 inconnues
Oui, parce qu’en dehors de la mariée, je ne connaissais pers-on-ne. Et non, je ne suis pas sociable. Et in fine, j’ai même trouvé les nanas sympas.



2. Il fait quand même bien meilleur dans le sud de la France
On va arrêter de se mentir ou de se réfugier derrière des excuses culturello-chiadées, quand il fait beau, c’est quand même mieux pour bronzer et perso, avant jeudi, ça faisait 5 mois que je n’avais pas vu le soleil à Paris.



3. Il y a des calanques à La Ciotat
Et pas juste un port industriel très moche. Il y a même un super restau avec la vue sur la calanque, justement.
(plus d'infos ici)


4. Je sais à quoi ressemble Jean-Paul Huchon
Et qu’il a un appareil auditif à l’oreille droite (peut-être à gauche aussi, mais j’ai pas vu). Et que sa femme est plus jeune que lui et qu’elle a bien du mérite parce qu’il a l’air passablement pénible. Et qu’il lit Libé. Mais pas que. Et qu’il voyage en 1e dans l’ID TGV un vendredi après-midi. C’est d’ailleurs là que je l’ai rencontré. Enfin, rencontré c’est vite dit. Disons qu’il était assis sur la même rangée que moi et que, comme il téléphonait beaucoup en disant « Oui, allô, c’est Jean-Paul Huchon » avec le ton qu’emploierait ta grand-mère en t’appelant « oui, allô, c’est Mémé », Google aidant, j’ai su que c’était lui. Et qu’il chuintait aussi.



5. Le jet 27, ça existe encore
La dernière fois que j’en avais entendu parler c’était par un collègue en juillet 2008, je venais de commencer mon job, il était responsable de boutique à La Rochelle. Et la fois d’avant, c’était… bah je sais plus en fait, parce que le Jet, c’est à la menthe et j’aime pas la menthe.



6. Le clubbing à Aix en 2016 ressemble beaucoup au clubbing à Lyon au début des années 2000
C’est globalement à ce moment-là que j’ai arrêté d’aller en boîte de mon plein gré, exception faite des soirées d’école ou de boulot bien sûr. Y a toujours les verres Bacardi, un choix d’alcools plutôt réduit et médiocre au bar, et surtout, le pacha local, sorte de Beigbeder dégueulasse qui trône, debout, chemise trop ouverte, poils au vent devant un poulailler de cagoles niaiseuses mais dévêtues. Je crois que n’aime pas le clubbing. Never have, never will.



7. Il y a encore des endroits en France, où tu peux fumer à l’intérieur
Par exemple, les boîtes de nuit dans le centre d’Aix en Provence. Selon des sources proches, il semblerait que ce soit également possible à Marseille. Et dans un bar PMU de Montreuil, mais c’est pas pareil, c’est Montreuil.



8. Dans la rubrique un mot par jour : le selfion
J’ai découvert un nouveau mot. Et ça m’a fait marrer.
Pas besoin de l’image, si ?
[photo non contractuelle]

9. La quiche au pesto
Pesto Lardons Chèvre pour être précise. J’ai pas goûté parce que finalement on a fait barbecue, mais quand même ça m’a inspirée. Bah oui, tu mets dix nanas dans une baraque avec une immense cuisine, elles finissent bien par parler popote, hein, quoi de plus normal ?



10. Il peut y avoir des moments sympas lors d’un EVJF
Parce que l’EVJF ne s’est pas résumé à la soirée clubbing du samedi, en vrai, j’ai plutôt trouvé le reste du week-end très cool, hein. Mais chuuuut.





PS: sur le même sujet en beaucoup plus drôle, la chronique de Nora Hamzawi



mardi 7 juin 2016

Scènes crues et crue de la Seine.

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C’est l’été à Paris, cette fois-ci c’est sûr. Il y a des signes qui ne trompent pas.


 Tiens, prends ces deux dernières semaines par exemple. Au cas où tu vivrais dans un bunker sans accès au monde des vivants, aucun, et auquel cas tu l'ignorais alors, il pleuvait non-stop, on se serait cru sur l'arche avec Noé ! Moi, égoïstement et en dehors de toute considération matérielle puisque j’habite au 7e étage et que je n’ai ni cave, ni parking, j’ai trouvé ça plutôt cool. Je suis même allée voir de plus près cette crue qui est passé à deux doigts (de géant, parce qu’il manquait quand même presque deux mètres pour rattraper le fameux niveau de 1910) d’être légendaire. J’ai pris quelques photos, mais franchement, on ne va pas se mentir, elles sont loin d’être génialissimes ; que veux-tu, j’avais trop froid. J’ai donc trouvé cette période plutôt cool, je disais donc. Ben oui, j’ai grandi à la montagne, moi. La crue ? Connais pas ! Alors tu penses bien qu’en entendant parler sans cesse du niveau de la Seine historique, du zouave qui a les genoux dans l’eau, puis les hanches, puis le nombril, j’étais obligée d’aller voir. Enfin j'assistais à un truc susceptible d'intéresser Jean-Pierre Pernaut !

[il est loin le quai, hein ?]
[Bon courage pour la descente des escaliers]

[Qu'est-ce que vous nagez bien, chef]
[Le quai, si loin... (soupir)]

[Chéri, j'ai laissé le robinet ouvert]

[OFNI. Objet Flottant Non Identifié]

[Seine à Paris]

[Un p'tit bain pour le chef]

[le courant bouillonnant. au moins.]

[le zouave était trop loin, j'avais la flemme]

Et donc, depuis hier 17h, c’est l’été.
Le Parisien n’en peut plus. Ce midi, toutes les terrasses étaient bondées. (Souviens-toi de mon laïus sur la terrasse parisienne), les sandalettes et les jupettes sont de sortie et j’ai vu ma première guêpe (pendarde !).

[en revanche, la Statue de la Liberté elle avait bien le socle dans l'eau, elle !]

Bien sûr je ne donne pas trois jours à 30 degrés avant que le Parisien ne se plaigne de la chaleur hein. Mais que veux-tu, c’est dans sa nature, le Parisien se plaint tout le temps.


Allez, pour rigoler un peu: https://www.youtube.com/watch?v=97mJ1t0wYpw

lundi 16 mai 2016

[WE à Rome] j'ai aimé/j'ai pas aimé

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Je reviens de cinq jours à Rome. J'ai pas mal de jeux de mots à te partager, tous plus drôles les uns que les autres et surtout, envie de te raconter ce que j'ai retenu de positif dans cette ville et ce qui m'a hum, disons, laissée plus perplexe.


J'ai kiffé ma race:
(dans le désordre)

- la bouffe et l'apéritivo
Je connaissais bien ce beau principe de l'apéritivo du temps où j'allais régulièrement à Milan ; mais j'avoue en avoir particulièrement profité à Rome. Surtout samedi soir dans le Trastevere ! Globalement, à Rome, manger et boire coûte en moyenne 30 à 40% moins cher qu'à Paris ! Et en plus, je ne suis tombée que sur des serveurs sympas. Ou alors c'est l'italien, même quand il n'est pas sympas, tu le trouves charmant.



- les églises
Entendons-nous bien, je n'envisage pas d'aller au couvent de suite, hein; cela dit, à Rome, tu pousses la porte d'à minima 3 églises par jour, celles qui sont dans le Routard parce qu'il y a un Caravage à l'intérieur, et celles que tu vas voir juste comme ça, parce que tu sens que derrière une façade austère se cache un très beau plafond Renaissance, tout en dorures et en mosaïques ! En été, ne négligeons pas non plus l'aspect chambre froide que peuvent apporter les églises, hein. Non, je t'ai dit le couvent, c'est pas pour tout de suite...


- reprendre les bases des artistes de la Renaissance
Oui, parce que perso, je savais bien que Michel-Ange avait peint le plafond de la chapelle Sixtine, je l'avais lu dans Images Doc quand j'avais sept ans, ça m'avait vraiment marquée cette affaire. Surtout, je crois, parce que j'avais du mal à imaginer comment tu peins un plafond d'une église entière tout seul. Et puis, j'en ai profité pour refaire le point sur Raphaël, qui est mort à 37 ans de la malaria (c'était LE truc à retenir), tout en ayant été très influencé par Michel-Ange, y compris dans la réalisation de ses chambres au Vatican.


Pour l'anecdote, Jules II les lui a commandées pour ne pas avoir à vivre dans les appartements du dernier pape, son ennemi de toujours, Rodrigo Borgia (enfin c'est quasiment son prédécesseur : entre les deux, il y a eu le règne de 29 jours de Pie III). Et puis, pardonne mon innocence, j'ai découvert le Bernin et Borromini, deux architectes/sculpteurs/peintres (les mecs étaient assez polyvalents à l'époque) assez impressionnants aussi dans leurs œuvres. Genre quelques chouettes sculptures (Pauline Napoléon ou Apollon et Daphné à la Villa Borghese) pour le premier ou l'autel de Saint Pierre de Rome et sa quarantaine de mètres de haut pour le second... Bref, ces quatre là envoyaient du steack ; ajoute le Caravage précédemment cité et quelques papes aux égo surdimensionnés commanditaires de quelques basiliques et tu auras les piliers de l'art italien de l'époque.

[les piliers donc...]
- reprendre les bases de la religion chrétienne
Oui, puisqu'on est dans les bases, tiens... Perso, j'ai des souvenirs ténus de mes cours de catéchisme... Alors j'en ai profité pour refaire le point sur les papes, les fêtes religieuses, à quoi reconnait-on les apôtres toussa toussa. Ça aide quand même pas mal pour comprendre Rome. Parce que plus qu'une ville antique, Rome est surtout une ville emprunte de religion!
Tiens, par exemple,je n'avais jamais compris le prénom de ce pape "Pie". J'ai découvert qu'il venait sans doute du terme "pieux", ça fait quand même plus de sens que ce à quoi j'avais pensé...



- voir en vrai le Colisée et le Vatican
Le Colisée pour Astérix, le Vatican pour l'histoire. J'aurais bien voulu voir le Pape, mais on n'a pas toujours autant de chance. BTW, non seulement je ne l'ai pas vu, mais en plus, à cause de la messe de l'ascension, je n'ai pas pu visiter Saint Pierre comme prévu !


J'ai été un peu moins sensible à ces quelques trucs
(honnêtement, rien ne m'a vraiment déçue à Rome)


- Alitalia et ses bagages à main de 8 kilos et non 12 comme Air France, peu importe que tu aies pris ton billet avec Air France ou pas.
- le plan des métros que je m'étais inutilement imprimé, puisque j'ai TOUT fait à pied, avec une moyenne quotidienne de 17km.

- les timbres. Par deux fois j'ai essayé d'acheter des timbres à la poste, mais au bout de 15 mn de queue, j'en ai eu marre. Du coup, j'ai acheté des timbres dans les kiosques à touristes et je me suis retrouvée avec des timbres à 1,30€ FriendPost et GPS à poster dans des petites boîtes dans les kiosques et dont je doute qu'elles arrivent un jour à bon port. En même temps, ce ne serait pas illogique puisque tous les chemins mènent à Rome, c'est sans doute plus compliqué d'en repartir... (ça c'est fait)

- le billet moche de la Villa Médicis. Bah ouais quoi, les gars faites un effort. Même celui de la Villa Borghese est plus joliment décoré !
 - les files d'attente pour certains monuments. Globalement, je m'en suis très bien sortie question embouteillages de touristes sauf à UN endroit : la basilique Saint PIerre de Rome, où j'ai patienté plus d'une heure en plein soleil. Evitez juste d'y aller entre 10h et 11h, c'est rush hour ! D'ailleurs, à l'heure du déjeuner, il n'y avait plus un chat, ni même l'après-midi... ça valait le coup d’œil hein ! De même pour la fontaine de Trévi : la fontaine est sublime mais il y a un monde de folie !POur le Vatican, j'avais eu l'idée géniale de réserver mes billets pour 8:30, je suis donc passée easy baby devant tous les cars de touristes et j'ai filé direct à la chapelle Sixtine !












dimanche 1 mai 2016

Top 15 des choses qui me manquent vraiment depuis le départ de New York

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Je me suis enfin décidée à te parler de mon retour.
Par facilité, je commence par un « top X des choses de la vie à New York qui me manquent vraiment ». Le X, c’est pour le dénombrement encore non défini au moment où je commence cet article, et non pour attirer le chaland, hein.

1°) la salle de sport
Oui, c’est sciemment que je l’ai mis en #1. Ma salle de sport, à 5 mn de chez moi, $35/mois, l’appli qui permettait de réserver les cours, les profs qui avaient la patate, les serviettes incluses dans le prix de l’abonnement… I miss my gym ! Vraiment. Typiquement ce matin. Je me suis réveillée à 7h30. A New York, je n’aurais pas tergiversé : ni une ni deux, à 9h j’aurais été à la salle pour un cours de Diesel ou de Vinyasa Yoga, selon l’énergie. Ici, ma gym suédoise n’a pas de cours à 9h à côté de chez moi suffisamment intensif pour que je n’ai pas l’impression de m’être levée pour rien. Et d’avoir fait deux heures de transport en commun aussi. Bref, tu l'auras compris, pour l’addict que j’étais, de ce point de vue là, je suis passablement malheureuse ici. Adieu les enchaînements sept jours d’affilé…


2°) le café en take-away
Placé en #2 non pas pour le goût, mais pour l’habitude de consommation, la facilité d’accès… Tu croises autant de gens avec un café dans la main que de parisiens avec une cigarette. C’est dire ! Je me surprends souvent à vouloir prendre un café à emporter le matin… un GRAND café ! Que dis-je, un immense, qui me fera mal au ventre toute la journée mais tant pis ! Et je finis à la machine du bureau avec un gobelet qui brûle les mains et même pas d’édulcorant à mettre dedans.



3°) mes soirées Netflix
Ok, ça n’est pas vraiment new-yorkais, mais voilà, je kiffais sortir du boulot à 17h45, filer au sport, rentrer manger tranquillement mes asperges et enchaîner avec une soirée House of Cards. Ici, si je veux faire le même enchaînement, au mieux du mieux, je débute la soirée Netflix à 21h30, et encore, sans avoir fait la vaisselle… mais c’était aussi ça, ma vie à New York ;)


4°) l’énergie, l’envie constante de tester de nouvelles choses
Forcément, tu es dans un pays nouveau, donc au moins pendant les trois premières années, tu as envie de tout tester ! Du match de hockey au free kayak sur l’Hudson, en passant par la Halloween Dog’s Parade et la fortune-teller ! Et la stimulation amenant la stimulation, tu es toujours en éveil et en quête de nouveauté. Du coup, même si ton job n’est pas fantasmagorique, ton intellect continue d’être stimulé en permanence ailleurs… Ici j’ai du mal à compenser le manque d’intérêt de mon job par la nouveauté extérieure ! Même si, depuis quatre mois, tous les mois je prends une journée pour visiter un arrondissement de Paris et qu’à chaque fois j’adore ma journée ! J’ai perdu une partie de cet état d’esprit et ce n’est pas simple à réactiver.

5°) l’happy hour 17h30/22h
5:00 PM : sortie du bureau
5:30 PM : 1er cocktail
10:30 PM : métro pour rentrer à la maison avec l’impression qu’il est 2h du matin. Youhou !


6°) les cocktails justement         
Concombre, pastèque, basilic… Bloody mary du brunch…
Même si je reconnais que, dernièrement, j’ai testé plusieurs bars à cocktails très bien (grâce à mes anciens collègues new yorkais justement !)



7°) la beauté de la ville, l’instagram facile
(quel beau slogan !)
Tu prenais une photo, tu hashtaggais #newyorkcity #manhattan #frenchexpat et hop, tu dépassais la barre des 20 like quasiment instantanément ! Oui, je suis une petite joueuse sur instagram, 20 like c’est déjà la fête. Bien sûr, au-delà du hashtag, c’était quand même une ville drôlement belle ; à chaque fois que je rentrais de JFK, avant la descente pour aller prendre le pont précédent le Queens Tunnel, cette vue sur la skyline de Manhattan m’éblouissait. Chaque fois. Je me disais non sans une légère pointe de fierté « bon c’est quand même cool, tu rentres de vacances, mais tu rentres à New York (bébé) » . 

8°) l’anglais
Toujours cette histoire de stimulation intellectuelle… c’est quand même chouette d’apprendre à raisonner en deux langues !
Bon, en revanche, quand tu t’énerves et que ton vocabulaire est ultra limité, c’est pas toujours facile, hein… cela dit, comme de toutes façons le haussement de ton n’est pas vraiment une bonne solution aux US…

9°) les trottoirs immenses
Au moins, tu pouvais croiser des gens avec leurs parapluies sans risquer de te faire éborgner. Enfin, quoi que, everything is bigger in America, y compris les parapluies…
Et pour aller courir, c’était quand même mieux que les trottoirs du XV, qui m’ont valu une chute spectaculaire fin septembre…


10°) la banque américaine pour plein de raisons
Les chèques en déposit par exemple ! Tu reçois un chèque, tu le prends en photo et zou, il est crédité automatiquement sur ton compte ! Il parait que certaines banques le proposent aussi en France, mais pas les miennes !
La carte de crédit qui te donnait l’impression que plus tu achetais, plus tu devenais riche ! C’est quand même génial, ça non ? Tu dépenses et hop, on te donne du cash en retour ! Merci la carte de crédit !
Bon, tout n’était pas génial dans la banque américaine, hein, mais ces deux trucs, j’adorais !!!

11°) me balader habillée n’importe comment et surtout en baskets
Alors qu’aux US, je vivais en leggings-baskets tous les week-ends, sauf pour aller voir les Keupines hein, je leur devais quand même un minimum de respect, ici, j’ai ressorti des fringues que je n’avais pas mises depuis deux ans. Des robes, des pantalons… et même des talons ! Comme je marchais énormément à New York, et étant donné la qualité des trottoirs sus-cités, j’avais abandonné les talons pour préserver mes chevilles (je ne m’étais pas convertie au changement de chaussures une fois arrivée au bureau, la faute à mon sac à main trop petit). C’était quand même cool, de pouvoir s’habiller n’importe comment… chapeaux, culottes à poils noirs par-dessus un collant, tshirts de NBA, grosse doudoune informe... ça me manque vraiment !

[je triche, ça, c'est Chicago]
12°) les asperges vertes
Une fois par semaine, je m’achetais des asperges vertes chez Fairway. $5 la botte, mayonnaise maison, et hop, orgie d’asperges ! Rien à peler, 15 mn à la cocotte, effet drainant garanti, un plat idéal après le sport ! ah, le sport (soupir bis)
Ok, ce n’était pas du tout écolo, je sais, hein, mais bon… c’est les etats-unis, c’est pas ma faute !!!

13°) Trader Joe’s
Le supermarché où la queue fait tout le magasin, qui ne vend que de la marque Trader Joe’s (les MDD sont quasiment absentes dans les supermarchés new-yorkais) et où les employés ont tout le temps le sourire ! Et même toi, t’es content de faire la queue tout le long du magasin, parce que c’est tellement bien organisé que tu sais que ça va aller super vite ! Aaaah, les files d’attente uniques au supermarché, vivement qu’on implante ça en France ! Parfois, dans ma tête, j’optimise les magasins et/ou les vendeurs et/ou les process de vente. Et souvent, j’optimise la file d’attente à la caisse, avec une file unique qui dispatch les gens dans les caisses selon leur disponibilité… mais bon, il parait qu’en France, on n’est pas prêt pour ça en dehors des superettes exiguës en ville !

14°) Bed Bath  Beyond
J’ignore pourquoi mais j’adorais ce magasin, je trouvais toujours quelque chose d’extraordinaire à acheter, du type un drap-housse en cas de locations airbnb un peu trop rapprochées, un cintre porte-5-jupes, un scrub pour les pieds…

15°) le service en magasin
Cumul des promos, remboursement même quand tu as perdu le ticket et que le produit était soldé… Le client est vraiment roi dans les magasins et ça, c’est vraiment appréciable ! 

lundi 28 mars 2016

[j'ai testé pour toi] les foulées de la Mer de sable 10km

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Septembre 2015, emportée par ma perf incroyable à Odysséa :
" ça te dit on s'inscrit à un semi-marathon genre Rome ou Lisbonne ?
- ah ouais grave... mais euh, ils sont dans longtemps...
- t'inquiètes ! en attendant, j'ai trouvé ça : 10km à la mer de sable, ça doit être tranquille, en plus en mars, il fera beau, ça peut être sympa "


Au moment de faire ton sac le dimanche matin, tu penses "mer", tu penses "sable", du coup, tu ne prends ni tes gants, ni ton bonnet, mais une casquette et un t-shirt. L'idée te traverse même l'esprit de prendre tes lunettes de soleil.

9h : départ en moto direction Ermenonville, dans l'Oise.
(déjà, tu vas dans l'Oise et pas dans le sud ouest de Paris, contrairement à ce que tu pensais et on te rappelle ici que l'Oise c'est les Hauts de France, autrement dit le Grand Nord).

10h : tu arrives gelée sur le parking de la mer de sable, tu récupères ton dossard, et tu te dis qu'on va attendre un peu avant de laisser les fringues au vestiaire.
10h15 : tu claques des dents comme un squelette dans un train fantôme.
10h30 : tes jambes tremblent aussi. Tu cherches en vain un café ou de l'eau chaude. Il fait 7 degrés selon la météo de ton téléphone.
10h45 : tu envisages d'aller au vestiaire, la course débute bientôt et le soleil pointe son nez.
10h46 : tu t'es pointée dehors et le soleil, lui s'est rentré. Plus tard, le vestiaire.
11h05 : la course démarre dans dix minutes, tu lâches à regret tes deux vestes et ton blouson de moto.
11h10 : tu es en place, les jambes totalement ankylosées par le froid.
11h11 : tu lèves la tête et là, tu réalises que tu vas courir dans le sable et en forêt et que le premier kilomètre, tu montes direct au sommet de la dune en face.
11h15 : c'est parti Kiki
12h15 : c'est fini Kiki

[des sponsors de qualité !]

J'ai aimé :
- la convivialité de la course : 1000 participants, beaucoup d'encouragements
- le cadre : la course se déroule au milieu du parc fermé en hiver
- l'auberge dans laquelle j'ai déjeuné ensuite

J'ai modérément apprécié :
- le sable : j'ai galéré, tentant diverses tactiques (petits pas, dans la trace du coureur de devant...) sans jamais vraiment trouver une manière efficace d'avancer
- les côtes au 6e kilomètre : c'était les mêmes qu'au 2e, mais bizarrement, après la grande montée dans le sable, elles passaient moins bien...
- le froid avant la course et l'absence de café pour me réchauffer. Et c'est bien connu, "pas de café, froid aux pieds"

Mes conseils pour plus tard :
- toujours se méfier du mot "foulées" ça ne signifie pas forcément "promenade pépère bucolique"
- ne pas se laisser appâter par des termes sympas évoquant un cadre idyllique type "mer" ou "sable"
- se renseigner un peu avant sur la teneur de la course. en regardant Google maps par exemple, j'aurais pu voir les côtes et le sable. Par exemple.
- 10km de trail, c'est pas 10km sur les quais de Seine.
NDLR: fonctionne ausi avec "15km" ou "20km".


Si toi aussi, tu as d'autres plan de courses galères de ce style, n'hésite pas à m'en faire part.

Liens utiles :
Auberge de Fontaine-Chaalis ils t'acceptent même en tenue de runner crade un dimanche de Pâques
Abbaye royale de Chaalis un peu de culture
Le parc de la Mer de Sable plutôt avec des jeunes enfants
Mes autres aventures de runner de au-delà de l'extrême ici et ici

[des gens photographiés au hasard avec une belle tête de vainqueurs]




mercredi 2 mars 2016

[Escapade] Que faire trois jours à Budapest ?

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Je suis partie à Budapest pour un week-end de trois jours mi-février.
J'avais comme une envie d'évasion et je pouvais pas refaire le coup du ski, trois semaines après en être revenue, du coup, j'ai pris des billets pour une destination (prix mini #radinmalin) encore inconnue en Europe, à savoir Budapest. Si déjà, tu penses que Budapest, c'est en Roumanie, déjà, tu fais bien de lire cet article. Bu-DA-pest c'est en Hongrie, Bu-CA-rest, c'est en Roumanie.

Les clarifications étant faites, venons en au fait.

[une Traban. J'en ai vu plusieurs! NDLR: j'ai aussi vu un hummer limo]


Qu'est-ce qui est chouette à Budapest ?

- la culture des bains (turcs. Parce que pour l'hygiène, ça va je me lave tous les jours, merci).
C'est toujours sympa, de se tremper dans une eau à 38° quand il en afit 5 dehors, et un grand ciel bleu en prime, avec un peu de chance, tu feras bronzette en parallèle (véridique). En plus, si tu fais les bains Scszeny, il y a pléthorre de saunas et autres hammams à l'intérieur, donc tu peux facile rester à larver trois heures
[Y a même des gens qui jouent aux cartes ou
aux échecs, tranquilles les gars]

- une petite visite de bunker
Bah oui, comme ça, pour le plaisir. C'est dans le Top5 des choses à faire TripAdvisor ! (mais pas dans le Routard bizarrement...) Le bunker abritait un hôpital durant la seconde Guerre Mondiale et la révolte de 1956.
- une soirée à écumer les ruin bars
J'ai adoré ce côté totalement décalé, quelque part entre le trip LSD et Alice au pays des merveilles... Parait qu'à Berlin, c'est ça mais en 100 fois plus grand mais comme je ne suis pas suffisamment cool, je ne suis pas allée à Berlin. (je vous rappelle que j'habitais Murray Hill à New York, hein...)
[NDLR associée: la chouette a des boobs]

- le côté hipster de la ville:
Ah oui, parce que même si je n'y habitais pas, j'aimais bien Williamsburg moi! Et à Budapest, entre la street food (le borsh à emporter, tu connais ?), les ruin bars et les coffee shop, tu retrouves un peu cette ambiance de ville cool en pleine effervescence.



Qu'est-ce que j'ai moins aimé à Budapest ?

(Vous voulez dire en dehors du fait que mon Kebaroudeur s'est rendu compte qu'il n'avait pas sa carte d'identité dans la file de la sécurité, à 6h du mat', me laissant ainsi partir seule ?)

- l'esprit un tantinet nationaliste de certains hongrois
Quand tu visites le parlement et que la guide t'explique trois fois en une demie-heure que c'est un parlement hongrois, fait par des hongrois, avec des matériaux hongrois, pour des hongrois, par exemple...
[le très magnifique parlement 100% hongrois par et pour les hongrois
C'est le 3e plus grand parlement du monde, voilà, tu sais tout]

- la langue hongroise
mais c'est quoi ce truc ? ça ne ressemble à RI-EN !
[L'image n'a rien à voir avec le texte mais j'ai trouvé surprenante la forme de ces pains]

- le sauna naturiste de l'hôtel
C'est pas que je suis pas à l'aise avec mon corps hein -enfin, si, un peu- mais le côté tous à poils sous la douche dans le "hall" commun du sauna/hammam, bah, ça m'a refroidie moi. Je me suis contentée de siroter de l'eau au concombre du coup, emmitouflée sagement dans mon drap de bain.


En trois jours, sans te presser, avec la crève, t'as le temps de faire quoi ?

- Jour 1 : Pest
Tu erres dans Pest, côté Danube (pas très bleu au passage), tu visites le parlement, tu prends un café avec plein de chantilly et un Lindzer, tu vas voir le sauna de l'hôtel, et puis tu retournes dormir parce que t'aimes pas les tous-nus et tu as la crève

- Jour 2 : Buda
Tu erres dans Buda, tu visites le bunker-hôpital, tu te perds un peu au nord jusqu'au niveau de l'île Sainte- Marguerite (on limite l'aventure quand même hein, on n'a que trois jours et la crève). Tu prends une bière dans le parc en regardant les autres courir, tu siestes et puis tu reprends d'autres bières dans les ruin bars.

- Jour 3 : les bains
Tu vas prendre un petit déj tardif dans un café-bibliothèque (enfin après revue de quelques livres, tu la sens très orientée bon chrétien, tendance nationaliste puante, la bibliothèque; et ce, quand bien même tu captes rien au hongrois) parce que t'as ruiné les bars la veille. (#radinmalin: tu ne t'es cependant pas ruinée). Tu vas aux bains pendant trois heures et en sortant tu déjeunes au Robinson, avec vue sur le petit lac, mon Dieu c'est mignon on dirait le lac Daumesnil à Vincennes. Comme les deux borschs ne t'ont pas suffit, tu t'enquilles un dessert bien gras et bien sucré dans un petit coffee shop du quartier juif en te baladant tranquillou avant d'aller prendre ton métro puis ton avion.
[Pas eu le temps de visiter le musée de la terreur, mais j'avais envie,
malgré les mauvaises critiques du Routard]


Au final, même si je ne suis globalement pas très sensible aux charmes des villes d'Europe Centrale, que je trouve plutôt froides, massives et ternes, j'ai eu une juste dose entre sorties, découvertes, repos et dépaysement, ce qui était le but escompté...

Yelp n'étant pas disponible en Hongrie, je n'ai pas pu noter toutes mes adresses.
Cependant:
- pour le café sympa: Cserpes Tejivo
- pour l'hôtel avec le sauna de tous-nus: Kempinski Corvinus, à Pest
- pour les ruin bars: Kuplung, Instant, Szimpla Kert (il y en a plein d'autres !)
- pour le street borsh: Bors GaztroBar
- pour le restau fusion hongroise avec vue sur le lac: Robinson
- pour le bunker: Hospital in the Rock
- pour le bain: Scszeny pour la mixité, mais il y en a plein d'autres : Likacs, Gellert (mixtes uniquement le weekend)

Enjoy !
(je suis bien incapable de te le traduire en hongrois vois-tu !)


[Ils ont quand même du goût à l'opéra de Budapest, Jonas Kaufmann...
(coeur avec les mains)]

[Salade à la mode hongroise, betterave chou, dans un bar de sable]


[Ils ont de l'humour !]